Trois petits tours

Enfin ! Trois ans après son dernier "vrai" album, et un an après un best of au ukulélé, Thomas Fersen sort une nouvelle galette. Vous vous en doutez bien, même si je ne suis plus aussi accroc qu'avant, j'ai tout de même acheté l'objet du délit dès le jour de sa sortie. Une semaine après, je suis en mesure de me fendre de ma petite critique.

Trois petits tours

Je vais commencer franchement, à la première écoute j'étais déjà sous le charme. A ma deuxième aussi d'ailleurs, et aux quinze qui ont suivi : toujours autant ! Oui d'accord, je l'écoute en boucle depuis une semaine, et alors ? Il faut dire que le Le pavillon des fous ne m'avait pas enthousiasmé outre mesure, mais ces Trois petits tours sont un cran au dessus, du niveau de la Pièce montée des grands jours par exemple.

Tout d'abord, on retrouve ce que l'on aime chez Thomas Fersen : des textes finement ciselés et très imagés qui font défiler un film dans notre tête dès la première écoute, un univers toujours aussi loufoque et décalé empli de concombres volants et de personnages un peu fous, des animaux qui sont toujours omniprésents (un poulet, une mouche, un chien, une mite, etc...), et cette voix éraillée et étrange qui souvent souligne le comique des chansons.

Mais on découvre surtout un son qui nous était encore inconnu chez Fersen. En effet, on retrouve la patte de Fred Fortin, musicien et chanteur Québecois responsable des arrangements sur ce disque. Ce dernier soigne tout particulièrement ses effets sonores et ses arrangements rythmique. Et il nous fait découvrir plein de nouveaux instruments comme le moog, le melltron, le caxixi, et même le sac à bottes de ski (oui oui !).

Et puis si l'on savait que Fersen aime beaucoup les objets (plus particulièrement les objets désuets), on ne pensait pas que cet album serait une ode à leur honneur ! On apprend qu''il les baptise et il nous parle de gratte-dos, de lime à ongles, de cure-dent, de radio-cassette, et surtout de valise. Il doit probablement être tombé amoureux de cette valise là puisqu'il lui consacre 6 chansons sur 11 et qu'il se marie même avec elle ! Son ukulélé doit être jaloux puisqu'il ne lui consacre "qu'une seule" chanson. Mais il faut dire que sa valise semble avoir vécu beaucoup de chose avec lui et on a l'impression qu'il lui arrive souvent d'être fouillée par les douanier qui recherchent du "chmilou" de la "jamaïque" ou de la "chnouf".

J'aurais encore beaucoup de choses à dire sur ce très bel album, mais je vous laisse le découvrir sur deezer. Si vous avez la flemme de tout écouter, essayez au moins Germaine et Chocolat.

Quant à moi, je vous abandonne pour deux longues semaines (mais ça ne va pas bien vous changer).

7 réflexions au sujet de « Trois petits tours »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *