Il y a 60 ans, la fermeture des maisons closes. Ce…

Il y a 60 ans, la fermeture des maisons closes. Cet article du monde d'aujourd'hui me fait bondir !

Bien sûr, il y a 60 ans, la condition des prostituées dans les maisons closes était innomable. Mais que se passe t'il aujourd'hui ? Les prostituées sont dans la rue, font leur "travail" dans des conditions d'hygiène ignobles, dans les voitures où dans des camionettes dans un état déplorable. Elles sont sujettes aux MST, aux violences des clients, des proxénètes et de la police sarkoziste ; bref, non seulement elles font un "métier" de chiotte, mais en plus, elles sont constament violentées et n'ont aucune protection d'aucune sorte. Sans compter qu'elles sont souvent immigrées de force et doivent des fortunes à leur proxo ou à leur maquerelle. La "violence morale et physique" abordée dans cet article existe toujours.

Mais il ne faut pas rêver, on n'éliminera pas la prostitution. Tout ce qui est interdit fleuri comme le cannabis sur les balcons (mais ceci est un autre débat). D'ailleurs, quoi qu'on en dise, je reste persuadé que l'existence même de ces femmes pallie à la misère sexuelle de certains hommes et contribue à diminuer les violences conjugales et/ou sociales.

Ne pourrait on pas imaginer des maisons closes hyper-contrôlées par l'Etat ou des prostituées faisant ce métier par choix et non de force, pourraient (et devraient) exercer leur métier en indépendantes, sans la peur des maladies, de la police et du proxénète, sans pression morale où physique ? Elles auraient par exemple un suivi médical régulier, un lieu de travail salubre et propre, et l'assurance de la protection contre leur ancien proxénète, mais aussi contre d'éventuels clients violents. Et si le nom de maison close ou de bordel ne plait pas, un technocrate en trouvera certainement un plus politiquement correct.

2 réflexions au sujet de « Il y a 60 ans, la fermeture des maisons closes. Ce… »

  1. DecayBlogged

    Tout à fait d’accord Snoow.
    Je me permets de citer l’exemple Néerlandais où les prostituées (oui, celles dans les vitrines du quartier rouge d’Amsterdam) exercent une profession libérale, appartiennent à une fédération, ont une sécurité sociale et touchent une retraite.
    Ces femmes devraient être déclarées d’utilité publique.

Les commentaires sont fermés.